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Un campus au Zanskar

Le Zanskar, vallée himalayenne, fait partie de l’Etat Indien du Jamu et Cachemire. Il est l’un des endroits habités les plus hauts (3500m d’altitude en moyenne) et les plus froids du monde (températures pouvant descendre en dessous de -35°c en hiver). Dès novembre, les chemins deviennent impraticables et le Zanskar s’enferme pour huit mois dans le silence et une solitude gelée.

Dans ce contexte, la scolarisation est un problème important ; depuis plus de 20 ans, l’association Aide au Zanskar (AaZ), apporte son concours à la Lamdom Model High School (LMHS) en permettant la scolarisation de plus de 300 élèves chaque année. Les élèves sont répartis en 12 classes, du jardin d’enfants jusqu’à la classe 10 (niveau seconde).

Pour améliorer les conditions de travail des professeurs et des enseignants, l’agrandissement de l’école est en cours avec la construction de 3 nouveaux bâtiments réservés aux juniors (de la maternelle jusqu’au cours élémentaire 1ère année, environ 175 élèves).

En raison du climat, les travaux ne peuvent être réalisés que de juin à septembre. Depuis l’été 2011, avec le concours d’Architectes Sans Frontières (ASF), les bâtiments sortent de terre en intégrant les contraintes sismiques le système solaire passif pour augmenter la température dans les salles de classes.

En septembre 2012, la maçonnerie de pierre noire et le coulage des poteaux du chainage vertical des trois bâtiments ainsi que l’élévation des murs d’un bâtiment sur trois étaient terminés.

L’association indienne locale, le principal de l’école et les parents ont soutenus fortement l’objectif pédagogique qui "accompagne" la nouvelle construction : remplacer "la méthode du par cœur" qui est perçue comme une contrainte par les jeunes enfants, par la "méthode Montessori" qui est basée sur le plaisir et le jeu.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 15 000 € Opérateur : Aide au Zanskar




Accès à l’eau potable pour les habitants de Bluefields au Nicaragua

La ville de Bluefields, capitale régionale de la région autonome atlantique sud (RAAS) du Nicaragua, s’est agrandie rapidement, suite aux migrations rurales. Elle héberge à présent 50 000 habitants mais la cité n’a pas eu les moyens de développer des systèmes d’accès à l’eau potable ou à l’assainissement pour tous : le réseau officiel d’eau potable approvisionne seulement 5% de la population, moins de 60% des habitants ont accès à une latrine – non pourvue de fosse septique.

Les habitants construisent donc des puits peu profonds à proximité de leur maison (l’eau est facilement accessible sauf en période sèche), ou se rendent au puits communal, partagé entre plusieurs familles. L’absence de sensibilisation sur les thématiques d’eau et d’assainissement conduit à des comportements favorisant la pollution : construction de latrines non sécurisées à proximité, utilisation des puits anciens comme dépotoirs. Aujourd’hui à Bluefields, plus de 90% des puits sont contaminés par des coliformes fécaux, entrainant des problèmes de santé, notamment pour les enfants, tels que gastroentérites, parasites, problèmes de peau ;

C’est pourquoi depuis 2010, blueEnergy a lancé, en coordination avec la mairie de la ville et le lycée technique, un vaste programme d’accès à l’eau potable. Ce programme inclut non seulement un volet technique, avec l’installation d’infrastructures simples, adaptées au contexte local (filtres à eau biosable, puits baptistes), mais également un volet social très approfondi, pour une meilleure appropriation des installations et pour des changements de comportements, grâce à des séances de formation des bénéficiaires, la construction avec eux des installations et la formation de promoteurs de santé dans la communauté.

Depuis le début du projet en septembre 2012, avec le soutien de CDC Développement Solidaire, blueEnergy a construit 64 filtres à eau biosable dont 21 qui ont été installés chez les habitants, foré 2 puits baptistes et formé 13 promoteurs de santé. Celui-ci s’achèvera en avril, avec l’installation des 43 filtres à eau restants et la construction de 14 puits supplémentaires, tout en poursuivant la formation des bénéficiaires et des promoteurs de santé.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 15 000 € Opérateur : blueEnergy




Installation d’un réseau d’adduction d’eau sur la commune d’Aplahoué au Bénin

Le réseau d’adduction d’eau potable mis en service dans l’arrondissement d’Atomey (l’un des 7 que compte la commune d’Aplahoué), a été inauguré le 15 décembre 2012. Fruit de plus d’un an et demi d’efforts et de mobilisation générale, cette infrastructure hydraulique composée d’une retenue d’eau de 40 m³, d’un forage et de 10 bornes fontaines de distribution d’eau, fait le bonheur de dix mille villageois à qui elle assure au quotidien 30 000 litres d’eau potable.

L’ensemble de la commune bénéficie par ailleurs d’une centaine de latrines familiales et publiques ce qui améliorera sensiblement les conditions de vie de ses habitants. Avec la construction des latrines, la nappe phréatique, qui alimente le forage réalisé, devrait être moins polluée (germes et bactéries de toute sorte à l’origine par exemple du choléra, de la diarrhée…).

Par ailleurs, afin que les villageois adoptent de bons comportements et de bonnes attitudes pour préserver la potabilité de l’eau, une campagne de sensibilisation à l’hygiène a été organisée. Elle a portée sur les thématiques :
-  les dangers de l’eau/la pollution de l’eau,
-  les maladies provenant de l’eau, leur cycle de transmission et comment briser ce cycle,
-  la protection des différents points d’eau et de l’eau à domicile,
-  la préservation d’un cadre de vie sain qui ne soit plus un facteur de propagation et de dissémination de pathologies nuisibles à la santé en raison du manque d’hygiène.

Au total, 30 réunions publiques ont été organisées : 20 à l’intention des villageois, 10 dans les établissements scolaires.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 10 000 € Opérateur : Solidarité Europe Tiers Monde




Amélioration de la prise en charge de femmes séropositives et de leurs enfants au Togo

Le Togo est un pays de l’Afrique de l’Ouest peuplé d’un peu plus de 6 millions d’habitants. Les caractéristiques de cette population sont : une prépondérance des moins de 25 ans (environ 60 %), une croissance démographique dans la Région Maritime (41,7 %) et un indice de fécondité élevé (4,1 enfants/femme) ; ce qui pose d’énormes défis pour l’offre de services de santé publique. Par ailleurs, la faiblesse des niveaux d’instruction et l’analphabétisme des femmes en âge de procréer poussent à des comportements à risque, notamment pour la transmission du VIH.

La prévalence du VIH chez les femmes en âge de procréer est estimée à 3,4 % ; le taux de couverture du traitement antirétroviral dans le cadre de Transmission Mère-Enfant est très insuffisant (inférieur à 25 %), sans traitement adapté, une femme enceinte séropositive a un risque sur deux de transmettre le VIH à son enfant. De plus, la vulnérabilité accrue de la mère séropositive la rend plus sensible aux autres maladies (ex ; paludisme).

En 2007, l’Etat du Togo a mis en place un plan de lutte contre le SIDA basé sur les objectifs des Nations Unies avec pour objectifs de favoriser l’accès universel à des services complets de prévention et de traitement pour stopper l’épidémie et en inverser le cours d’ici à 2015.

Depuis 2007, AlterSanté agit dans ce sens dans la Région des Plateaux du Togo grâce à un programme centré sur la femme et l’enfant.

En 2012, le soutien de CDC Développement solidaire a permis :
-  d’améliorer l’hygiène, le confort et la confidentialité des accouchements par la réhabilitation de deux salles d’accouchement, l’une à l’hôpital d’Agbonou et l’autre à l’Unité de Santé Publique de Kpoganzi,
-  d’améliorer les analyses médicales avec l’achat d’un spectrophomètre pour l’hôpital de Danyi et d’un autoclave pour l’hôpital d’Ago,
-  l’achat de kits d’accouchement et de césarienne pour les maternités d’Adéta et de d’Agbati,
-  l’achat de lait en poudre et de farine enrichie pour les bébés, distribués lors des activités à la Maison des Enfants,
-  l’achat de kits alimentaires distribués aux femmes enceintes et mères séropositives les plus défavorisées. Ce kit est composé de riz, d’huile, de sucre, de boîtes de conserve (pilchards) et de tomates en boîte,
-  la mise en place d’ateliers culinaires pour éduquer et entrainer les femmes à la pratique d’une alimentation saine, équilibrée et adaptée à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Cette activité a débuté en août 2012 et n’a pas cessé depuis à raison d’une séance par semaine, réunissant entre 10 et 15 femmes à chaque fois.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 15 000 € Opérateur : AlterSanté




Appui à l’association de recycleuses Loma Verde de Bogota (Colombie)

A Bogota, 8 millions d’habitants, l’urbanisation et le développement économique accentuent la pression sur l’environnement et les inégales sociales.

Enda appuie le collectif de femmes Loma Verde dans l’arrondissement de Suba, où vivent des familles pauvres d’origine indigène muisca. Ces femmes organisent des gardes d’enfants, des potagers familiaux, et le tri des déchets recyclables (papiers, cartons, plastiques, métaux) dans un souci de protection de l’environnement et de création de revenus pour leurs familles.

Le projet bénéficie à 20 femmes de Loma Verde et 180 membres de leurs familles.

Avec l’appui de CDC Développement solidaire, un entrepôt d’une superficie de 72 m² et d’une capacité maximale de 5 tonnes a été loué. Auparavant, les femmes stockaient les matériaux recyclables qu’elles ramassaient, dans leur propre maison. C’est désormais dans l’entrepôt que sont réceptionnés et entreposés les matériaux recyclables pour être commercialisés. Le projet a permis l’achat de 2 machines d’emballages, et de divers équipements comme des sacs, du fil, des moules pour la fabrication de produits artisanaux recyclés ainsi que des équipements de sécurité (bottes, maques, gants, uniformes) pour les femmes.

L’association Loma Verde a bénéficié d’un appui pour sa communication externe via le financement de supports de communication tel que des plaquettes de présentation et des cartes de visites, utiles pour donner de la dignité au métier exercé par ces femmes et crédibiliser leurs démarches de recherche de partenaires commerciaux.

Les partenariats noués par l’association concernent à la fois :
-  l’approvisionnement en amont, car il s’agit d’avoir accès à des sources de matériaux recyclables de qualité et en quantités intéressantes.
-  et la commercialisation en aval, car il s’agit de trouver des clients, notamment des industriels, pour revendre ces matériaux selon les prix du marché.

Enda a également organisé des visites d’études dans des usines de recyclage colombiennes pour les membres de Loma Verde, et des ateliers avec près de 200 participants (dont des habitants du quartier, des enfants et parents d’élèves) sur le tri et le recyclage des déchets, ainsi que sur les relations hommes-femmes et la prévention des violences.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 15 000 €
Opérateur : Enda Europe




Agrandissement du centre socio-éducatif de Falokh à M’Bour (Sénégal)

Falokh est situé à 2kms à l’est de la grande ville de M’Bour. En raison de l’exode rural venant de la brousse, la ville ne cesse de croître, mais la situation économique ne s’améliore pas pour autant. C’est pourquoi de plus en plus de jeunes quittent leur famille, volontairement ou pas, se retrouvent livrés à eux-mêmes et errent sur le port ou à la gare routière en quête d’un peu d’argent pour survivre.

La plupart ne sont pas alphabétisés et pour sortir ces jeunes de la rue, l’association Kërguy M’Bour a décidé de construire un centre socio-éducatif pour les accueillir et les former à un métier manuel. En 2011 un dortoir et un atelier pour l’enseignement pratique de l’électricité ont été construits.

En 2012, afin de pouvoir débuter une année scolaire, l’association a décidé de construire, avec le soutien de CDC Développement solidaire, une salle multifonctions avec une cuisine et une réserve qui peut servir de réfectoire lors des repas mais aussi de salle d’enseignement en dehors des repas et de salle de réunion.

L’entreprise de maçonnerie étant une entreprise de M’Bour, la construction a commencé dès la fin de la saison des pluies, en septembre. Comme à l’habitude, es parpaings ont été fabriqués sur place pendant que les fondations étaient creusées. Avec plusieurs personnes recrutées sur place, l’élévation des murs a été rapide pour laisser ensuite la place aux autres corps de métiers (électricien, plombier, carreleur et peintre). Les coûts de la construction ont été respectés et fin décembre 2012, le bâtiment était terminé.

Le 18 octobre, 14 jeunes ont intégré le centre de Falokh, pris en charge par une équipe composée d’un gardien, d’un professeur d’électricité, d’un responsable de l’internat et d’une femme de ménage. Le Frère Dominique N’Gom coordonne l’ensemble.

La construction de la salle multifonctions apporte une nette amélioration dans la vie du centre car les repas sont pris dans de bonnes conditions.

Pour le fonctionnement du centre, en 2013, des panneaux solaires, une pompe électrique et une réserve d’eau vont être installés.

Pour en savoir plus sur le projet

Financement CDC Développement solidaire : 10 000 €
Opérateur : Kërguy M’Bour




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